J’ai besoin de tout savoir, de tout voir. Je ressens un manque immense lorsque je n’ai pas le dernier mot, lorsque je ne peux pas faire les choses à MA façon.
Est-ce que je suis folle? Non.
Est-ce que c’est désagréable? Fort probable.
Est-ce que ça se soigne? Bonne question.
Je ne suis probablement pas la seule qui a une nécessité profonde de devoir contrôler les choses. Toutes les choses.
- Choisir la déco, parce que mon chum n’est pas bon là-dedans
- Réserver 4 mois d’avance au resto, parce que mon chum va oublier (C’est peut-être le chum aussi le problème?)
- Choisir 4 mois plus tôt qu’est-ce que j’vais manger à ce dit resto (Thanks God pour les menus en ligne)
- Changer de restos si ya pas de menus en ligne
Vous voyez le genre?
Souvent, notre besoin de tout prendre en charge vient d’une absence quasi complète de confiance face au monde qui nous entoure. En prenant sur nos épaules toutes les responsabilités, on s’assure que tout est fait à notre façon, et que personne d’autre n’est à blâmer pour ce qui est du résultat.
Je suis malheureusement très mal placée pour donner des conseils en la matière, étant moi-même une controlfreak de renom. Par contre, je dois avouer que je m’épuise. À force de vouloir connaître la fin de tout ce que j’entreprends, je me crée des scénarios qui ne laissent aucune place à l’inconnu, et surtout à la magie de la spontanéité. La peur de l’échec m’envahit si intensément que je deviens obsédée par les projets que j’entreprends.
Est-ce que le résultat est bon? Je dois avouer que oui, très bon même.
Est-ce qu’il le serait encore si tout était moins calculé? Honnêtement, je ne sais pas.
Et je n’aime pas ne pas savoir. (C’est aussi un symptôme)
Mais s’il y a une chose que la vie m’a apprise c’est qu’il existe des choses trop grandes pour les contrôler. L’amour m’a montré qu’en acceptant de faire confiance à l’autre, on n’a rien besoin de contrôler, ça avance tout seul, et ça fait du bien.
C’est beau, hein?
Et sur ces magnifiques paroles, je vous laisse. J’ai une réservation à annuler.